• Fédération des Organisations des producteurs de la banane au Mali : Des mesures prises contre les grossistes pour soulager les consommateurs

    Le changement climatique menace bananes, maïs et haricots en Afrique

    La fédération des organisations des producteurs de la banane a organisé une conférence de presse ce mardi dans la salle de réunion de l’APCAM .Animée par monsieur Mamadou Lamine Coulibaly, le secrétaire exécutif de ladite fédération, cette conférence a permis aux hommes de médias d’être témoins des conditions précaires des producteurs de la banane malgré les efforts qu’ils fournissent en longueur de journée. Elle permettra aussi aux journalistes de mieux informer les populations des mesures que les membres de cette fédération ont déjà pris pour l’amélioration de leurs conditions. Pour le rôle important que ce fruit joue dans la santé de l’homme, ses producteurs doivent être encouragés pour qu’ils en produisent plus.

    A l’entame de ses propos, le secrétaire exécutif a brièvement expliqué les raisons qui les ont poussés à prendre un certain nombre de mesures pour l’amélioration de leurs conditions. Les producteurs de la banane fournissent pas mal d’efforts durant six mois mais  ne gagnent  pas comme il le faut. Selon lui, la banane ne sort qu’après six mois d’entretien et cet entretien coute beaucoup aux producteurs.

    En plus de toutes ces fatigues pour satisfaire le besoin de la population en ce qui concerne la banane, les producteurs souffrent de la pauvreté et semblent  être les perdants de leurs propres efforts. Selon monsieur Mamadou Lamine Coulibaly, les intérêts des producteurs de la banane sont négligés par les grossistes qui restent à Bamako et achètent la banane à un bas prix. ’’Nous cultivons la banane, nous la entretenons, nous la cueillons, nous la transportons à Bamako .Mais une fois  ici, les grossistes l’achètent à un prix de leur choix  pour vendre cher à la population’’, a expliqué le secrétaire exécutif de la fédération.

    Par ailleurs, ce sont ces mêmes grossistes qui empêchent ceux qui achètent à partir du  champ car ils trouvent que cela  arrange les producteurs et menace leurs intérêts.  Pour ces raisons, les membres de la fédération de Diola ont décidé de ne  plus transporter leur banane à Bamako. Tous les grossistes doivent passer chez les producteurs  dans les champs pour s’en procurer. Ainsi, ils  bénéficieront  un peu de leur travail. Selon Mr Coulibaly, cette décision de la fédération est appréciable car elle opte pour le partage équilibré des bénéfices entre les producteurs et les grossistes. « Notre volonté était que chaque malien mange une banane par jour mais les perdants sont toujours les producteurs et les consommateurs » .Donc cette lutte permettra aux producteurs de fixer leur prix au lieu que les grossistes le fassent.

    Ainsi, pour cette volonté du partage  équilibré des revenus, tous les producteurs de banane vendront désormais un kilo au niveau du champ à 125 FCFA à travers tout le pays. Les membres de la fédération ont décidé de ne  plus transporter les bananes à Bamako. Toutes ces mesures entrent dans le cadre de la défense de l’intérêt des producteurs.

    Pour finir, les membres de la fédération des organisations des producteurs ont  clarifié que ces mesures ne sont pas contre les consommateurs mais une manière de défendre l’intérêt de ces milliers de gens qui travaillent beaucoup mais gagnent peu. Par la voix du secrétaire exécutif, la fédération a invité tous les producteurs de la banane de bien suivre les consignes. Il  a conclu par ces termes. «La banane peut être vendue partout mais aucun producteur ne va transporter la banane à Bamako pour les grossistes. »

    Abdramane   Samaké

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